City of Windows

City of Windows de Robert Pobi aux Éditions Les arènes

Traduit fe l’anglais (États-Unis) par Mathilde Helleu

 » La vue sur Park Avenue ressemblait à une tranchée étroite, ce qui faisait paraître le tir plus simple qu’il n’était. En réalité, ce salaud avait dû composer avec une multitude de paramètres : le vent, la neige, le manque de visibilité, les réglages du fusil (ainsi que sa potentielle défaillance) , l’habillement et la distance. Il n’avait qu’une infime fenêtre de temps pour tout ajuster. Ce n’était pas un coup que le premier tireur venu pouvait faire. (…) Tirer d’ici, c’était comme essayer d’enfiler un fil à coudre sur le dos d’un taureau mécanique. Cela ne laissait qu’un infime instant pour viser, inspirer, calculer la distance et appuyer sur la détente.

Quasiment impossible. “

Malgré la tempête de neige qui s’est abattue sur New-York, paralysant toute la ville, un sniper a réussi le tir parfait, en tuant par la même occasion un agent du FBI au volant de sa voiture.

Suite à cet exploit, entre en scène l’ancien agent Lucas Page, censé aider le FBI, à comprendre d’où le tir est parti.

Lucas Page semble posséder un don surnaturel pour lire les scènes de crime. Il analyse et comprend en un clin d’œil les angles et les trajectoires d’où proviennent les tirs. Il est le plus à même à trouver cet impitoyable sniper.

Ce premier meurtre annonce les hostilités du tueur, le début d’une longue séries d’exécutions méticuleuses…

” Dehors, la neige tombait toujours par paquet et enfouissait la ville sous un nouvel âge de glace. Presque tout Manhattan était paralysé d’une manière ou d’une autre. Les infrastructures et commerces essentiels n’étaient plus à même de fonctionner normalement. Les taxis et leurs homologues de troisième ordre étaient les seules voitures dehors ; la plupart des automobilistes craignaient trop la neige pour sortir dans la féerie arctique … (…) Comme disait dans leur jargon les urbanistes du XXI° siècle, c’était un sacré bordel.

Mais pas pour l’homme au fusil. En moins d’une semaine, il avait gagné sa place dans les livres d’histoire. Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, rien n’arrêtait ce type. Il ferait parler de lui pendant des années et intégrerait les manuels de l’Académie à Quantico. (…) Il serait immortel.

Mais qui était-ce ?

Ce que j’en dis :

À peine arrivé dans Les Arènes Équinox, et déjà le grand Robert Pobi se fait remarquer avec ce Page Turner épatant , du premier choix aux qualités taille américaine xxxxxllll. C’est juste pour que vous fassiez vite fait un aperçu de la grandeur de ce thriller aussi haute que les buildings de Manhattan.

On pourrait croire à une histoire banale de sniper américain mais ce serait sans compter sur le talent de l’auteur que j’avais déjà adoré dans son premier récit : L’invisible.

Car cette histoire n’a vraiment rien de banal, vous verrez, je ne vais quand même pas spolier. Et puis le sniper aussi exceptionnel soit-il, même si évidemment il est impossible d’y faire abstraction, se fait gentiment voler la vedette par Luca Page, un personnage extrêmement attachant et intéressant qui a une fâcheuse tendance à énerver ses supérieurs tellement il est bon. Un personnage hors norme, atypique, au physique très particulier (ça aussi vous verrez) et avec un passé peu commun qui le conduira à devenir un homme reconnaissant.

On peut déjà se réjouir, il est fort probable que ce soit le début d’une longue série d’histoires, toutes aussi spectaculaires où l’on retrouvera Luca avec un grand plaisir, en tout cas je l’espère.

Inutile de vous en dire plus, ce thriller palpitant a tout pour vous plaire avec sa méga dose de suspense, ses personnages fascinants, son histoire remplie de tiroirs secrets qui risquent de vous amener vers une procrastination inévitable.

Retenez bien ce titre : City of Windows, cet auteur: Robert Pobi et cette maison d’éditions : Les arènes, vous avez devant vous le trio gagnant du parfait thriller de la rentrée littéraire 2020, à ne surtout pas manquer.

Vous voilà prévenus.

Pour info :

Inlassable voyageur, Robert Pobi est un écrivain canadien.

Il a travaillé dans le monde des antiquités avant d’écrire son premier roman L’Invisible (2012), suivi de Les Innocents (2015), tous deux publiés chez Sonatine. Ses romans sont traduits dans plus de quinze pays.

Durant son temps libre, il pêche, se passionne pour l’art américain du XX siècle et écoute Motörhead.

City of Windows est son troisième thriller, publié récemment aux Éditions Les arènes.

Je remercie infiniment Les éditions Les arènes pour ce récit absolument fascinant.

5 réflexions sur “City of Windows

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