» Low Down « 

Low Down, jazz, came, et autres contes de la princesse be-bop de A.J. Albany aux éditions 10/18


« Tous les lieux où je me rendais avec lui brillaient de mille feux, comme une fête foraine. » 

Amy Jo, fille de Joe Albany, un pianiste blanc, nous conte à travers ce magnifique récit autobiographique leur histoire.


Grandir auprès de ce père fut parfois difficile malgré tout l’amour qu’elle lui portait.  Bercée depuis toujours par la musique qui les accompagnait en permanence, elle se passionna très tôt pour cet univers. Mais hélas confrontée à l’addiction de son père, l’héroïne rendra son enfance chaotique.

« J’étais persuadée que quelque chose proche d’un amour absolument purificateur existait vraiment dans un coin de cet univers déglingué. » 


Leur amour assez fusionnel n’empêchera pas la descente en enfer de son père. Sa musique et ses dépendances à l’héroïne se livrent une bataille infinie.

« Méfie-toi de cette Vieille Dame qu’est la Vie – elle peut être une sale garce. « 

Rien de tel que la musique comme échappatoire quand on veux oublier ou supporter sa vie. Amy Jo aquit une grande maturité très tôt et se protégea afin de ne pas trop souffrir .

« L’astuce, c’était de garder, dés le départ, suffisamment de distance entre soi et toutes les planches pourries transitoires qui jalonnaient notre route. C’était la seule manière de supporter la déception éprouvée lorsque, à tous les coups ils décideraient de vous rejeter. » 


Un magnifique portrait d’un duo père/ fille, un style lyrique au swing époustouflant. Entre leçon de survie et amour fou, le jazz est là et nous emporte pour une longue balade aux notes virtuoses.


L’amour toujours plus fort que tout, que ce soit pour son père ou pour la musique. Un hommage bouleversant, vibrant, grisant, féroce. La mélodie d’une vie bouleversante.


Amy-Joe Albany passe un vieil album de son père pendant qu’elle travaille sur les décors d’un film : le réalisateur Jeff Preiss, spécialiste de Chet Baker, reconnaît l’interprète et se lie d’amitié avec sa fille – il est l’un des seuls en dehors du monde de la musique à se souvenir de Joe Albany. À sa demande, A.-J. rédige en 2002 des notes sur son enfance, qui deviennent un livre, puis un film, produit par deux musiciens des Red Hot Chili Peppers, avec Glenn Close et deux acteurs de Game of Thrones.

 » La voix secrète « 

La voix secrète de Michaël Mention aux Éditions 10/18


« Paris, la royale, Paris l’animale, Paris, l’opulente capitale. » 

Avant d’être Paris ville lumière, Paris fût sombre et crasseuse. Dangereuse et mortelle. En cet hiver 1835, un tueur d’enfants sévit dans les quartiers miséreux.


Allard le chef de la sécurité se retrouve sur l’enquête. Certains indices le mènent dans une direction opposée à ce qu’il ressent. Il va tenter de se faire aider par Lacenaire, un poète assassin incarcéré à la conciergerie où il écrit ses mémoires.

 » La vie est si morne, Il faut bien s’amuser un peu. Sinon, c’est la mort. La véritable mort, pas celle de l’échafaud, mais celle qui tue l’esprit. « 

Paris, déjà rongée par la misère et les attentats, se retrouve plongée dans la torpeur. Le mal rôde et assassine des enfants innocents.


La plume incisive de l’auteur voyage miraculeusement du passé vers notre présent. Un éternel recommencement pour certains faits de société. 1835 pourrait très bien être 2017…une manière comme une autre pour piquer là où ça fait mal .

 » Je vis d’un côté une société de riches s’endormant dans ses jouissances et calfeutrant son âme contre la pitié ; d’autre part, une société de misérables qui demandaient le nécessaire à des gens qui regorgeaient de superflu. « 

Michaël Mention en s’inspirant de La Vie de Pierre-François Lacenaire, nous offre un magnifique roman historique noir en traitant l’intrigue sous un angle moderne.


Une histoire dans l’Histoire avec un style qui mérite les lauriers et La  » Mention «  trés bien.

Michaël Mention , un auteur de talent qui sait aisément se diversifier dans ses écrits avec brio et toujours avec un réalisme surprenant quelque soit l’époque où Il nous embarque.


Une fois de plus, je suis tombée sous le charme de sa plume, de son style, de ses descriptions majestueuses, de ses personnages toujours attachants et forts. À chaque écrit, il me fait chavirer par sa façon de sublimer le Noir.


Un auteur incontournable dans l’univers du Noir à lire absolument.
Né en 1979, Michaël Mention est romancier et scénariste. Passionné de rock et d’histoire, il accède à la reconnaissance avec Sale temps pour le pays (Grand Prix du roman noir français au Festival de Beaune en 2013), … Et Justice pour tous (Prix Transfuge du meilleur espoir polar en 2015), tous deux parus dans la collection Rivages/noir, ainsi que Jeudi Noir aux éditions Ombres Noires.