Buck & Moi

Buck & Moi de Mateo Askaripour aux Éditions Buchet . Chastel

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Stéphane Roques

« Écoute-moi, Darren. Tu mérites mieux que de préparer de l’eau caféinée. Tu veux vendre ce truc pour le restant de tes jours où tu veux me rejoindre pour changer le monde ? »

Darren vit à Brooklyn avec sa mère. Ce jeune homme bosse depuis quatre ans dans un Starbuck de Manhattan, servant chaque jour des cafés aux hommes d’affaires, attendant qu’une occasion se présente pour changer de métier.

Se complaisant dans sa routine, il a du mal à accepter la proposition qu’un client lui fait et qui pourrait lui offrir l’opportunité de changer de vie.

Poussé par son entourage, il va tout de même tenter sa chance, se retrouvant très vite au trente-sixième dessous.

Mais voilà, prendre de la hauteur peut s’avérer dangereux, lui qui avait jusqu’à présent les pieds sur terre, va vite devenir imbuvable, vaniteux, oubliant très vite ses convictions, semblant avoir bénéficié d’un lavage de cerveau en passant de chez Starbuck au trente-sixième étage.

À grimper si vite, plus dure sera la chute s’il continue sur cette lancée.

L’avenir nous le dira…

Mateo Askaripour signe un premier roman assez mordant envers le monde de l’entreprise, et après l’avoir terminé on pourrait se demander si à travers ce récit il n’aurait pas orchestré une petite vengeance personnelle à l’attention d’anciens employeurs ? Car sincèrement, pas vraiment de surprise par rapport à l’histoire, rien de nouveau dans le paysage littéraire, c’est du déjà vu, déjà lu.

L’histoire d’un mec qui a une situation banale, et se retrouve propulsé en haut de l’échelle, prenant assez vite la grosse tête avec un compte en banque plus florissant. Du coup il devient une toute autre personne et l’entourage déchante très rapidement. Tout comme le fait qu’il soit noir et qu’on ne va pas évidemment lui faciliter la tâche.

Alors même si c’est un best-seller au États-Unis, qu’il est plutôt plaisant à lire, je reste sur ma faim et c’est bien dommage. Un peu trop cliché à mon goût. Ça se présentait plutôt bien, mais voilà Buck et moi, on va en rester là. Ce ne sera pas le début d’une grande histoire d’amour littéraire.

À vous de voir, personne n’est à l’abri d’une belle rencontre.

Pour info :

Né aux États-Unis d’un père Jamaïcain et d’une mère Iranienne, Mateo Askaripour a travaillé comme directeur des ventes dans une start-up. Best-seller du New York Times dès sa sortie, Buck & moi est son premier roman.

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