Gagner n’est pas jouer

Gagner n’est pas jouer d’Harlan Coben aux éditions Belfond

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Roxane Azimi

“ C’est l’argent, bien sûr, qui rend tout cela possède. Je peux voyager n’importe où … où faire venir n’importe quel expert pour une durée indéterminée. L’argent vous offre le temps, l’accès, la technologie et l’équipement dernier cri.

On dirait Batman, non ?

Quand on y pense, le seul super pouvoir de Bruce Wayne est son immense fortune.

J’ai la même. Eh oui, je suis content d’être moi. ”

Un cadavre mutilé dans les beaux quartiers de New-York ça fait désordre, d’autant plus qu’il est retrouvé avec des objets de valeur volé il y a une vingtaine d’années à une riche famille : les Lockwood.

Win Lockwood se souvient très bien de ce vol qui était survenu en même temps que le meurtre de son oncle et l’enlèvement de sa cousine.

Si sa cousine avait réussi à s’échapper, ses tortionnaires n’avaient jamais été arrêtés.

Après cette découverte macabre, le passé familial des Lockwood resurgit, et Win est bien décidé à résoudre cette affaire et à lever le voile sur les secrets de famille engloutis.

Sa fortune lui permet toute les extravagances et lui donne les moyens d’obtenir ce qu’il veut.

Pour gagner, tous les coups sont permis.

Harlan Coben n’est pas à son coup d’essai en matière de thriller et les mordus de ses récits peuvent même retrouver les adaptations en série sur Netflix. J’ai testé, j’ai pas accroché, ça manque bien souvent de rythme et de crédibilité.

En lecture, ça passe mieux, même si je ne suis plus aussi surprise qu’à ses débuts.

En plus dans cet opus : Gagner n’est pas jouer, il m’a été difficile d’accrocher avec Win, ce mec à l’ego aussi immense que sa fortune, antipathique au possible et un brin énervant. Un peu trop facile pour lui, je trouve vu tout le fric qu’il a à sa disposition pour mener à bien ses caprices et son enquête.

Du coup Harlan Coben devient également maître incontestable en placement de produits. Comme la pub pendant les films, c’est assez pénible.

Sinon, l’histoire est plutôt bien ficelée et réussie à surprendre jusqu’au dénouement final.

Si t’es accro à son style, tu passeras un bon moment, par contre si t’es devenue exigeante comme moi, tu passeras vite à autre chose, ne serait-ce que pour oublier cet odieux personnage.

Pour info :

Né en 1962, Harlan Coben vit dans le New Jersey avec sa femme et leurs quatre enfants. Diplômé en sciences politiques du Amherst College, il a rencontré un succès immédiat dès la publication de ses premiers romans, tant auprès de la critique que du public. Il est le premier auteur à avoir reçu le Edgar Award, le Shamus Award et le Anthony Award, les trois prix majeurs de la littérature à suspense aux États-Unis. Depuis Ne le dis à personne… (2002) – récompensé du Grand Prix des lectrices Elle et adapté avec succès au cinéma par Guillaume Canet –, Belfond a publié vingt-deux romans de Harlan Coben. Plusieurs ont été adaptés en miniséries, dont Une chance de trop et Juste un regard, diffusées sur TF1, ainsi qu’Intimidation(The Stranger), Dans les bois (The Woods), Innocent (The Innocent) et Disparu à jamais (Gone for Good), disponibles en streaming sur Netflix. Tous ses ouvrages sont repris par Pocket.

Je remercie les Éditions Belfond pour ce suspens labyrinthique.

3 réflexions sur “Gagner n’est pas jouer

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