La rivière des disparues

La rivière des disparues de Liz Moore aux Éditions Buchet. Chastel

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Alice Seelow

Philadelphie, quartier de Kensington où de pauvres âmes humaines ont perdu la vie emportées par cette saleté de drogue qui gangrène ce coin depuis des années.

Cet ici que Mickey et Kacey, deux sœurs ont grandi, élevées par leur grand-mère, deux sœurs au départ très proches, très unies, veillant l’une sur l’autre.

Mais aujourd’hui tout les oppose.

Mickey l’ainée travaille dans la police tandis que Kacey a succombé au Paradis artificiel et se prostitue pour se payer ses doses de drogue.

Mickey toujours protectrice veillait sur sa jeune sœur, même de loin, mais elle ne pourra hélas pas empêcher sa disparition qui semble liée à cette série de meurtres qui fait rage dans le quartier.

Mickey n’a plus qu’une idée en tête, retrouver ce meurtrier et mettre la main sur sa sœur, avant qu’il ne soit trop tard.

Ce que j’en dis :

Sommes-nous dans un thriller ou au cœur d’une saga familiale ?

Un peu des deux je dirais, puisque derrière cette enquête où Mickey tente d’arrêter ce qui semble être un tueur en série, tout en cherchant sa sœur disparue, on découvre ce quartier de Philadelphie gangrené par la drogue, mais également l’histoire familiale de ces deux sœurs qui se sont retrouvées, livrées très tôt à elle-même, leur grand-mère qui était sensée veiller sur elles, avait bien d’autres chats à fouetter.

À travers ce récit, on découvre les ravages de la drogue, et les conséquences qu’entraîne cette addiction sur les familles, laissant au passage une multitude de vie brisée. Entre passé et présent c’est toute la vie de ses deux sœurs qui se déroule sous nos yeux, au cœur de ce quartier qui se trimballe depuis longtemps une très mauvaise réputation.

Si j’ai vraiment apprécié cette histoire bien menée et bien présentée, j’ai été moins séduite par la foule de détails que je trouvais superflus, un peu dommage car en dehors de ce bémol le style est vraiment sympa et l’histoire plutôt addictive et intéressante.

Véritable radiographie d’un quartier où errent une multitude de fantômes veillant sur leurs sœurs qui tentent de s’en sortir. L’histoire d’une lutte permanente contre un véritable fléau, où chacun fait ce qu’il peut pour s’en sortir autant que faire se peut.

Un bel hommage rendue à toutes les disparues.

Un premier roman, plébiscité par Barack Obama, véritable best-seller aux États-Unis et déjà traduit dans vingt-et-un pays.

Pour info :

Née en 1983, Liz Moore, habite à Philadelphie avec sa famille et enseigne l’écriture dans le cadre du Master of Fine Arts de la Temple University.

La rivière des disparues est son quatrième roman.

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