Larmes de fond

Larmes de fond de Pierre Pouchairet aux Éditions Filature(s)

“ C’est à cause de, ou grâce à, l’informatique que tout est arrivé. Ça a commencé par la rencontre d’un client à qui il a vendu un serveur destiné à abriter un site un peu spécial que, par pudeur, Yvonnick n’a jamais osé qualifier de facho, bien que les idées véhiculées y soient nauséabondes. Sa première tentation a été d’y injecter un virus et c’est ce qu’il a fait. La semaine suivante, son acheteur l’appelait au secours. Il s’était promis de lui faire un doigt d’honneur et de l’envoyer paître… Sauf qu’il ne l’a pas fait, pour une raison assez simple et qui a le don de faire tomber beaucoup de principes, surtout les siens : l’argent. ”

Yvonnick est un véritable geek, et comme sa boutique de dépannage informatique rapporte peu, pour arrondir les fins de mois il rends parfois quelques services. C’est comme ça qu’il a sympathisé avec le diable, apportant en plus son savoir faire en plongée sous-marine.

Lorsque Jean de Frecourt, un homme d’affaires semble porté disparu, Yvonnick se retrouve également dans la ligne de mire de Léanne commandante de police.

C’est avec sa sœur également commande de police, qu’elle va œuvrer pour résoudre cette étrange affaire où un important trafic de drogue semble lié à des magouilles politiques.

“ Voilà qui donne un tour nouveau à cette affaire, du rififi chez les Bourges. ”

Il est temps de découvrir ce qui relie ces deux hommes et surtout d’y mettre un terme.

Ce que j’en dis :

Si Pierre Pouchairet, ancien commandant de police, spécialiste de la lutte contre le crime organisé , menait ses enquêtes avec le même soin que dans ce récit, il a dû mettre un sacré paquet de criminels derrière les barreaux.

Si le Quai des orfèvres a perdu un fin limier, la littérature policière a gagné un orfèvre en écriture.

En mettant son expérience de terrain dans ses romans, il nous offre à travers ce nouveau polar, un récit rythmé, passionnant, réaliste avec des personnages féminins haut en couleur, tout en nous faisant profiter de sa région, où se passe notamment cette histoire.

Que ce soit l’enquête, les personnages, le lieu, son implication en matière de justice est sans failles.

Pierre Pouchairet signe bien plus qu’un grand polar, il nous entraîne dans une course infernale contre le mal et nous confronte à la pire espèce humaine, tout en rendant hommage à son ancien métier en mettant en scène deux femmes qui n’ont rien à envier à l’élite masculine.

Sur le Quai Quimpérois, l’écrivain veille, prêt à dégainer sa plume aux services des lecteurs friands de polar de haut vol.

Ne laissez pas Larmes de fond prendre le large avant d’y plonger votre regard, mais laissez vous embarquer à bord, et laissez-vous porter contre vent et marée dans cette aventure sous haute pression. Un palier après l’autre, cette plongée bluffante vous coupera le souffle.

À découvrir absolument.

Pour info :

Pierre Pouchairet, né en 1957, est un écrivain français, auteur de romans policiers.
Après une jeunesse dans le Berry, Pierre Pouchairet a intégré l’école des inspecteurs de police de Cannes Écluse en 1980.

De 1981 à 1987, il est affecté au sein de la brigade criminelle de la Police Judiciaire de Versailles. En 1987, il rejoint l’antenne de Nice de la Police Judiciaire de Marseille, où il y reste jusqu’en 1998 en tant que chef d’un groupe chargé de la lutte contre le trafic de drogue.

Cette époque a le plus marqué sa vie professionnelle.
De 1998 à 2012, il est envoyé pour plusieurs missions dans le monde (Afghanistan, Liban, etc.) notamment comme commandant en chef et attaché de sécurité intérieure.

En 2012, ayant la possibilité de solliciter sa mise en retraite il demande à bénéficier de ses droits pour rejoindre sa femme en poste à Naplouse en Cisjordanie.
Il se consacre alors à l’écriture.

Dans son premier roman, Des Flics français à Kaboul(Editions La boîte à Pandore), il relate son temps passé en Afghanistan.

Puis il écrit un premier polar très autobiographique Coke d’Azur (Editions Ovadia, épuisé). Il signe chez Jigal un premier roman : Une terre pas si sainte dont l’action se passe en grande partie en Israël, puis La Filière afghane où il fait une part belle à ses souvenirs afghans. Des écrits où réalité et fiction s’entremêlent. Son troisième livre, A l’ombre des patriarches, poursuite des aventures de Maïssa, policière palestinienne et de Guy et Dany, flics israéliens, suivra en février 2015.
Avec son quatrième roman, Mortels Trafics, publié en 2016, il est lauréat du prix du Quai des Orfèvres 2017.

Puis La prophétie de Langley obtient le prix du polar Michel Lebrun en 2017.

Aventures en Bretagne :

D’une rencontre avec Jean Failler, le créateur du « polar breton », naît l’idée d’une série policière ayant pour cadre principal la Bretagne. C’est ainsi que sort en juin 2018 chez l’éditeur Palémon, Haines, le premier volume d’une série mettant en scène un groupe de trois rockeuses quadras célibataires.

La série marque le retour de Léanne Vallauri (la personnage principale de Mortels Trafics), devenue chef de la PJ de Brest où elle retrouve deux amies de jeunesse : Élodie, médecin légiste et Vanessa, psychologue judiciaire. D’autres aventures suivront : La Cage de l’albatros, L’assassin qui aimait Paul Bloas, Avec le chat pour témoin.

L’actualité en toile de fond :

La série bretonne n’empêche pas l’auteur de poursuivre l’écriture de romans ancrés dans l’actualité. C’est le cas de Tuez les tous… mais pas ici, sorti chez Plon en mars 2018, qui relate, sur un fond de machination d’État, le départ de jeunes, attirés par les filières djihadistes, et de Larmes de Fond, dont la sortie est prévue en mai 2020 aux éditions Filature(s) Dargaud.

Je remercie Olivia et les Éditions Finitude(s) pour cette enquête sous haute tension

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