“ Week-end à New-York ”

Week-end à New-York de Benjamin Markovits aux Éditions Christian Bourgeois

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Laurence Kiefé

” Il était toujours très impatient de retrouver ses parents et pourtant, chaque fois qu’ils venaient, il se rétractait, il n’avait plus envie de parler ni de se confier. C’était plus simple de bavarder au téléphone, c’était la relation à laquelle ils étaient habitués, une relation téléphonique. Quand il les voyait, il y avait donc toujours un moment de déception. On pouvait toujours prétendre qu’elle était provoquée par autre chose. Par le fait qu’à chaque retrouvaille, il pensait à l’âge qu’ils avaient et ne pouvait s’empêcher d’en rechercher de nouveaux symptômes. “

Paul Essinger, joueur de Tennis professionnel s’apprête à participer à l’US Open. À cette occasion toute sa famille débarque, ses parents, son frère et ses deux sœurs.

Habitué aux relations à distance, la communication n’est pas aisée.

Avec sa compagne, Dana et Cal, leur fils de deux ans, ils donnent l’image d’une famille new-yorkaise comblée issue des classes moyennes supérieures.

”Parfois, ça faisait du bien à Dana de s’en souvenir, les Essinger formaient une drôle de famille. “

Au cours de ce week-end, certaines tensions surgissent au cœur de cette famille assez particulière. Chacun s’interroge sur son rôle, ses responsabilités, ses obligations, face à la famille.

” Pour un œil étranger, ça devait ressembler à ce que c’était, une réunion de famille, mais qui aurait su dire jusqu’à quel point ils étaient heureux de se retrouver. “

Tolstoï disait : « Toutes les familles heureuses le sont de la même manière, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon. », les Essinger ne feront pas exception.

Ce que j’en dis :

Ce n’est jamais simple pour moi de parler d’un roman qui ne m’a pas complètement conquise.

Si j’ai apprécié l’ambiance Woody Allen du récit, j’ai eu beaucoup plus de mal à m’attacher aux personnages qui me semblaient tous assez perturbés.

L’auteur nous brosse le portrait d’une famille qui se retrouve réunie pour applaudir en cas de victoire le héros de la famille, une petite star du tennis.

Une famille qui a bien du mal à communiquer même si le dialogue entre tous est omniprésent dans cette histoire.

On se balade à travers New-York en compagnie des différents membres de la famille en attendant le match qui risque bien de remettre en cause le futur de cette famille.

Benjamin Markovits dissèque plutôt bien le thème de la famille, son écriture est même plutôt agréable mais cette fois je ressort mitigée de ma balade new-yorkaise, une belle découverte néanmoins.

Pour info :

Benjamin Markovits a grandi au Texas, à Londres et à Berlin.

Il a mis fin à une carrière aventureuse de joueur de basket pour étudier les Romantiques. Depuis lors, il a enseigné l’anglais dans des lycées, dirigé la publication d’un magazine culturel et publié trois romans : The Syme Paper, Either Side of Winter et Imposture.

Parallèlement à son œuvre de fiction, il collabore à de nombreuses publications, parmi lesquelles le New York Times, la London Review of Books, le Times Literary Supplement et le Guardian.

Il vit à Londres depuis 2000 avec sa femme et sa fille. Il enseigne la Creative writing à l’université de la Royal Holloway.

 

Je remercie Lena et les Éditions Christian Bourgeois pour cette balade New-Yorkaise où je n’aurais pas été surprise d’y croiser Woody Allen derrière sa caméra.

4 réflexions sur ““ Week-end à New-York ”

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