“ Les belles espérances ”

Les belles espérances de Caroline Sers aux Éditions Buchet.Chastel

” – C’est formidable, lui avait expliqué son jumeau avec enthousiasme, tout le monde peut s’exprimer ! On parle enfin ! On explore des idées neuves !

Pierre l’avait écouté avec circonspection. Cette liberté dont il lui rabattait les oreilles lui paraissait si lointaine… “

Mai 68 à Paris, c’est ici que cette histoire commence, en pleine manifestation d’étudiants indisciplinés, refusant l’ordre gaulliste et la vieille société sclérosée…

Pierre et Fabrice sont jumeaux, issus d’une famille où le statut social a de l’importance.

” À cette époque, tout le monde les appelait « les jumeaux » sans mesurer à quel point ils étaient différents et en opposition constante. “

Tout deux viennent de commencer leur vie d’adulte, ont fait des choix et fait des rencontres décisives.

Pierre si jeune, est déjà en couple et même père. Fabrice lui, fait ses débuts dans l’entreprise familiale. Néanmoins, ils restent l’un et l’autre sous la coupe de leur mère, veuve, une femme autoritaire, pleine de principes qui ne se fait pas à l’idée que le monde est en train de changer.

Tel un pavé dans la mare, Fabrice va lancer la première pierre, et va faire voler en éclat tout ce qu’on avait prévu à son attention…

” Oui, il allait partir dans le Sud et commencer une autre vie. Même si le nouveau monde n’était pas encore pour demain, il allait se construire son nouveau monde à lui, comme il l’entendait. Il était temps de vivre… “

De mai 68 à nos jours Les belles espérances raconte le tourbillon de la vie d’une famille française qui devra faire face à l’évolution en marche. Une vie faite de passion, d’amour, de rancoeur, de jalousie, parsemées d’ambitions, de doutes, d’envie, de rêves, de mariage, de naissance, de divorce, où la maladie et parfois les décès révèlent certains secrets honteux.

” Un tableau de vie familiale comme dans les films. “

La vie quoi…

Ce que j’en dis :

À ma grande surprise, la plume de Caroline Sers m’a emporté au cœur de cette famille parisienne à laquelle je me suis très vite attachée.

La vie de ces hommes et de ces femmes défile sous nos yeux, année après année, avec ses joies et ses peines dans une France qui ne cesse d’évoluer que ce soit au niveau technologique mais également des mœurs.

L’auteure pose un regard avisé et subtil sur toutes ces générations qui se suivent sans pourtant se ressembler mais qui restent liées par ce lien du sang qu’on appelle la famille.

Les émotions nous envahissent et réveillent nos propres souvenirs, sur ce demi-siècle passé si vite.

C’est ce qui fait la force de ce roman, sa capacité à retracer tout ce chemin parcouru à travers des personnages réalistes et attachants, auxquels on s’identifie très souvent.

Comme si l’on visionnait les diapos d’une vie avec une voix of qui nous dirait : tu te rappelles ?

On dit souvent : « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous », ce roman en est la preuve. J’ai erré entre ses pages en compagnie d’êtres humains qui auraient pu croiser ma vie et ont fait partie de la mienne le temps d’une lecture absolument magnifique.

Une belle rencontre livresque qui restera ancrée en moi, auprès de mes plus beaux coups de cœur littéraire.

Je ne peux que vous encourager à vous y plonger très vite.

Biographie présentée par l’auteure :

Je suis née le 18 septembre 1969 à Tulle, en Corrèze. Une enfance puis une adolescence parisiennes m’ont donné le goût des villes, mais l’envie de nature me saisit régulièrement, et c’est en Corrèze ou dans le Gers que je l’assouvis. 

Les livres ont représenté très tôt un havre de paix : dans ma famille, celui qui lit est sacré, rien ne doit le perturber… ce qui m’a permis de me soustraire aux aléas de la fratrie.

J’ai écrit beaucoup de textes inachevés avant de faire lire mon premier manuscrit à un éditeur — une éditrice en l’occurrence. Tombent les avions est paru en septembre 2004 chez Buchet/Chastel. Puis ont suivi La Maison Tudaure, en 2006, Les Petits Sacrifices, en 2008, Des voisins qui vous veulent du bien, en 2009 (chez Parigramme), Le Regard de crocodileen 2012, Sans les meubles, en 2014 et enfin Maman est en haut, en 2016.

Parallèlement, j’ai participé à plusieurs recueils collectifs de nouvelles : trois autour de groupes mythiques, les Ramones, les Doors et Nirvana, et un constitué autour de photographies retrouvées.

Je remercie Claire et les Éditions Buchet. Chastel pour cette balade à travers le temps.

2 réflexions sur ““ Les belles espérances ”

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